En 2026, les locataires en France disposent de plusieurs options pour financer des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Bien que la majorité des aides soient traditionnellement destinées aux propriétaires, certaines sont également accessibles aux locataires, souvent en collaboration avec leur propriétaire ou bailleur. Ce guide explore les principales aides disponibles et comment les locataires peuvent en bénéficier.
MaPrimeRénov' pour les locataires
MaPrimeRénov' est une aide financière gérée par l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) qui vise à encourager la rénovation énergétique des logements. En 2026, elle est accessible aux locataires sous certaines conditions, principalement lorsque les travaux sont réalisés avec l'accord du propriétaire.
Conditions d'éligibilité
- Accord écrit du propriétaire pour réaliser les travaux.
- Les travaux doivent être réalisés par des professionnels RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
- Le logement doit être la résidence principale du locataire.
Le montant de MaPrimeRénov' varie en fonction des revenus et du type de travaux, avec des aides allant de 2 000 € à 10 000 € selon le projet et le profil du ménage [1].
Certificats d'Économies d'Énergie (CEE)
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont un dispositif permettant de financer des travaux de rénovation énergétique. Les locataires peuvent en bénéficier indirectement lorsque leur propriétaire engage des travaux éligibles. Les CEE couvrent une large gamme de travaux, notamment l'isolation et le remplacement de systèmes de chauffage.
Travaux éligibles
- Isolation des combles et des murs.
- Remplacement de chaudières par des modèles plus performants.
- Installation de systèmes de chauffage utilisant des énergies renouvelables.
Les primes CEE peuvent couvrir jusqu'à 30% des coûts des travaux, selon les barèmes en vigueur [2].
Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
L'éco-PTZ est un prêt sans intérêt destiné à financer des travaux de rénovation énergétique. Bien qu'il soit généralement souscrit par les propriétaires, les locataires peuvent en bénéficier indirectement si leur propriétaire utilise ce prêt pour améliorer la performance énergétique du logement.
Conditions pour les propriétaires bailleurs
- Le logement doit être utilisé comme résidence principale.
- Les travaux doivent être réalisés par des entreprises RGE.
- Le montant maximal du prêt est de 30 000 € [3].
TVA réduite à 5,5%
Les travaux de rénovation énergétique bénéficient d'une TVA réduite à 5,5%. Cela s'applique aux travaux éligibles réalisés par des professionnels, réduisant ainsi le coût global des rénovations pour les locataires et propriétaires.
Aides locales
En plus des aides nationales, de nombreuses régions et départements offrent des subventions ou des prêts pour encourager la rénovation énergétique. Les locataires devraient vérifier auprès de leur collectivité locale pour connaître les aides disponibles.
Conclusion
Bien que les locataires soient souvent limités dans leur capacité à engager des travaux de rénovation énergétique, plusieurs dispositifs existent pour les soutenir, souvent en collaboration avec leur propriétaire. Il est essentiel de se renseigner sur les aides disponibles et de bien préparer les démarches administratives pour maximiser les chances de succès.
Questions fréquentes
Quel est le montant de MaPrimeRénov' pour les locataires en 2026 ?
Comment un locataire peut-il bénéficier des CEE en 2026 ?
L'éco-PTZ est-il accessible aux locataires en 2026 ?
Quels sont les travaux éligibles à la TVA réduite à 5,5% pour les locataires ?
Existe-t-il des aides locales pour les locataires en 2026 ?
Sources
- Aides financières pour les propriétaires bailleurs — ANAH
- Certificats d'Économies d'Énergie — Ministère de la Transition écologique
- Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) — service-public.fr



